Une mauvaise communication comme vecteur de crise, une bonne communication pour se sortir de la crise. Dans cet article, nous considérerons le terme crise au niveau macroéconomique et non microéconomique, traitant de la crise économique et financière et non de difficultés vécues par une organisation en particulier.
Nous ne nous intéresserons pas à la crise des subprimes issue des Etats-Unis, mais plutôt à la récession qui s'est exportée sur la majeure partie des pays du globe.
Le développement de la crise financière en Europe et en France notamment, est en partie le résultat d'une mauvaise communication des acteurs financiers. Il est évident que ni les pouvoirs publics, ni les médias ou encore moins les établissement financiers ne sont parvenus à rassurer un grand nombre d'épargnants qui se sont rués dans leur établissement bancaire pour recouvrer leurs économies. C'est le cas de la banque anglaise Northern Rock qui évite la faillite de justesse, grâce à l'intervention de la banque anglaise.
Pour enrayer la crise, il était nécessaire d'expliquer et de ré-expliquer aux petits épargnants que leur pécule n'allait pas être affecté par la chute de la bourse, tant qu'ils ne retireraient ou ne clôtureraient pas leurs comptes. Pourtant, les efforts répétés des médias pour informer en temps réel des chutes quotidiennes du CAC 40 ont eu raison des tentatives de l'Etat qui visaient à rassurer le grand public. La bourse française clôture donc 2008 avec une baisse de plus de 42% sur l'année (chiffres du journal "Le Monde") et le moral des Français est au plus bas.
On peut donc parler de crise globale (financière, économique, de confiance, du moral) et de la communication.
Comment relancer l'activité pour les entreprises en 2009 ?
Les médias annoncent une récession pour 2009, ce qui risque d'affecter à la fois le moral des ménages et celui des entreprises : pourquoi alors investir et risquer sa trésorerie sans savoir de quoi demain sera fait ?
Il y a deux possibilités d'investissements et deux raisons pour le faire.
Les temps de crise sont le meilleur moment pour voir se développer des outsiders. Les clients étant de moins en moins fidèles, il est donc primordial de communiquer pour ne pas perdre une partie de sa clientèle au bénéfice de la concurrence.
Quel modèle de communication adopté ? Faut-il surfer sur la vague médiatique ?
Lorsque les médias ont mis le doigt sur la baisse du pouvoir d'achat, les annonceurs et notamment les grandes enseignes se sont tous faits ambassadeurs du pouvoir d'achat : Ford, CDiscount, Carrefour, Intermarché, bien sûr Leclerc et même le gouvernement,...
Pas facile pour le consommateur de s'y retrouver ? "Tout le monde dit se soucier de mon pouvoir d'achat, pourtant, les médias m'informent qu'il n'a jamais été aussi bas...". Cette situation participe à la morosité ambiante et est un frein à la consommation.
A l'inverse, l'étalage de richesses ou de confort dans une publicité peut apparaître déplacé par les consommateurs et risque d'avoir un effet contre-communiquant.
Le rire comme vecteur de communication :
L'une des solutions est probablement de faire appel à l'humour : il aura un effet positif sur le prospect qui sera en meilleure condition pour comprendre et mémoriser votre message et/ou votre nom.
(Certaines tribus d'amazonie ont recours au rire pour désarmer une situation de tension ou améliorer un état dépressif. Constatant qu'un membre de la tribu se désocialise, un groupe se forme, l'attrape et le chatouille pour provoquer le rire et désamorcer le problème)
Il est évident que le rire peut participer, à créer du bouche à oreille, à donner une image positive et dynamique à une marque et à ses produits et donc a développer ses ventes, à court ou moyen terme.